Sources et origines de la Sophrologie Caycedienne

LA GRECE CLASSIQUE :

- Socrate (Philosophe grec - 470 à 399 av JC) : pour qui « la vie du corps est subordonnée à la pensée ».


- Platon (Philosophe grec - 427 à 348 av JC - disciple de Socrate) : nous présente la métaphore de « La caverne de Platon » laquelle nous explique en termes imagés les conditions d’accession de l’homme à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance. Il a mis en avant l’importance du ton de la voix, « Le terpnos logos », qui est adapté en sophrologie pour conduire la séance, guidée par le sophrologue, avec une parole douce et monocorde.


- Aristote (Philosophe grec - 384 à 322 av JC) : recherche les valeurs et normes relatives à l’ « ici et maintenant ».


- Hippocrate (Médecin et philosophe grec - 460 à 370 av JC) : considéré comme le père de la médecine, a rejeté les superstitions et les croyances qui attribuaient la cause des maladies à des forces surnaturelles ou divines. Il a fait valoir que la maladie n'était pas une punition infligée par les dieux, mais plutôt la conséquence de facteurs environnementaux, de l'alimentation et des habitudes de vie.



PHILOSOPHIE & PHENOMENOLOGIE :

- Husserl (Philosophe allemand - 1859 à 1938) : Inventeur de la Phénoménologie. Etre c’est paraître. ( : « montre-moi comment tu marches, comment tu embrasses, comment tu bizutes,…je te dirai qui tu es »).

« Les choses sont telles qu’elles sont »…


- Heidegger (Philosophe allemand - 1889 à 1976) : élève de Husserl, il a construit toute son œuvre entre « l’Etant » et « l’être ». Un des plus grands philosophes du XXe S. Dans les années 30, il développe son intérêt pour la métaphysique (recherche des causes…de l’univers, causes de la nature, de la matière…de l’existence, durée, devenir, l’espace, Dieu,….).



RELAXATION :

- Schultz (dermatologue neuropsychiatre allemand – 1884 à 1970) : dans les années 30, il est l’inventeur du « Training Autogène de Schultz ». Utile pour l’apprentissage de la relaxation entre autre. Cette méthode est à point de départ mental. (Exercices de pesanteur, de chaleur,…).


- Jacobson (médecin de Chicago – 1888 à 1983) : dit que les émotions et pensées mentales ont une influence pour activer le schéma nerveux (Grâce à l’IRM…). En sophrologie, projection optimale dans le sport avec un geste de représentation du bon geste qui avait été raté, par ex.

En 1928, Jacobson constate que les émotions, mais aussi les activités mentales les plus neutres, s'accompagnent de modifications des tracés myographiques, révélant la présence d'une impulsion électrique vers les muscles, souvent trop faible pour mettre en œuvre le mouvement, mais suffisante pour activer le schéma nerveux. Il expérimente que, au contraire, le profond relâchement musculaire est incompatible avec l'activation émotionnelle.

Si bien que l'apprentissage de la relaxation musculaire peut être utilisé pour réduire ou prévenir l'activation émotionnelle suscitée par un événement tel qu'une compétition sportive par exemple.

L'entraînement mental découle directement des conclusions de Jacobson sur la similitude, au niveau nerveux, entre mouvement pensé et mouvement effectué. Le schéma nerveux est activé de la même manière, que le geste soit effectué ou simplement pensé. Dès lors, pourquoi ne pas utiliser la visualisation d'un geste technique, (en état sophro-liminal) qui permet au passage de le décomposer, plutôt que de l'effectuer trop vite ou trop souvent sans prendre le temps de l'effectuer directement correctement.



L’HYPNOSE : S’ADRESSE A L’INCONSCIENT.

- Charcot (Neurologue français - 1825 à 1893) : à partir de 1878, il aborde l'étude des processus mentaux en étudiant l'hystérie. Pour ce, il utilise toutes les techniques d'approche de l'époque, entre autres l'hypnose.


- Erickson (Psychanalyste américain - 1902 à 1994) : Plus fondé sur l’autonomie de la personne. L’hypnose Ericksonienne induit un état de légère modification de la conscience dans lequel le patient peut orienter son attention vers un but spécifique. Cette technique, créée par le psychiatre américain Milton H.Erickson, est réputée pour son action sur l'angoisse et les dépendances. Il s'intéressa vivement aux mécanismes de la construction identitaire.



PSYCHIATRIE PHENOMENOLOGIQUE EXISTENTIELLE : ETATS DE CONSCIENCE

- Binswanger (Psychiatre Suisse - 1881 à 1966) : son domaine d’intervention est la psychanalyse

(: entretien un lien avec Jung & Freud). Dès 1950, Il se détournera cependant de plus en plus de la psychanalyse pour créer la « Daseinanalyse » (=« analyse existentielle ») inspirée essentiellement de la phénoménologie d'Edmund Husserl et de Martin Heidegger.

*C’est en 1964, qu’Alfonso Caycedo (fondateur de la sophrologie) va le rencontrer et s’intéresser à l’analyse existentielle. Il devient son assistant.


- Minkowski (Mathématicien et un Physicien théoricien allemand - 1864 à 1909) : Il étudie donc l'espace et le temps, que l'on avait l'habitude de dissocier, pr finalement les réunir en un « continuum espace-temps » à 4 dimensions (appelé espace de Minkowski), est la base de tous les travaux sur la théorie de la relativité. Ces idées ont été utilisées par Einstein (l’un de ses élèves) pour développer la théorie de la relativité générale.

Il dit que « La phénoménologie est un exercice du sentir soi-même et l’autre qui est fondateur de toute expérience thérapeutique ».


- Lopez Ibor (Psychiatre Espagnol - 1908 à 1991) : En tant que psychiatre, son nom sera connu, en particulier pour l'étude des troubles de la vitalité et en particulier celle des humeurs. L’étude et la définition de l’anxiété, trouble pathologique comme vital et le cadre de ses diverses manifestations a conduit à la psychiatrie clinique et pathologie psychosomatique appelé une étape…

Le Pfr Alfonso Caycedo recherche une méthode qui respecte le patient et rompt avec les techniques traditionnelles. Le Pfr Lopez Ibor encourage ses recherches.



PSYCHOLOGIE :

- Diltey (Historien, Psychologue, Sociologue et Philosophe allemand - 1833 à 191) : sépare les « sciences de l’esprit » des « sciences de la nature ».Il soutenait que tout enseignement doit être envisagé à la lumière de l'histoire, sans laquelle la connaissance et la compréhension ne sauraient être que partielles.


- Freud (Neurologue, psychanalyste, autrichien - 1856 à 1939) : Les théories sur l'hypnose … vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d'inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique.

Fondateur de la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920.


- Jung (Psychiatre, psychologue et Essayiste suisse - 1875 à 196) : Il est le fondateur du courant de la psychologie analytique. Son œuvre a été d'abord liée à la psychanalyse de Sigmund Freud.

Pionnier de la psychologie des profondeurs en soulignant le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles.


- Jaspers (Psychiatre et philosophe allemand – 1883 à 1969) : représentatif de l'existentialisme chrétien. Ses travaux ont eu une grande influence sur la théologie, la psychologie, la psychiatrie et la philosophie.

le plus souvent associé au mouvement existentialiste, en partie en raison de ses idées issues des jalons posés par Nietzsche et … en partie parce que le thème de la liberté individuelle occupe une large part de son travail.

Pour Jaspers, le terme « existence » désigne l'expérience intime et indéfinissable de la liberté et du choix ; une expérience constituant l'authentique Moi d'individus s'éveillant à l'« Englobant » en se confrontant à la souffrance, le conflit, la culpabilité, le hasard, et la mort. Bien qu'il ait toujours explicitement rejeté les doctrines religieuses, y compris la notion de Dieu personnel, Jaspers influença la théologie contemporaine via sa philosophie de la transcendance et des limites des expériences humaines. Influencé par la tradition chrétienne mystique, en particulier par Maître Eckhart et Nicolas de Cues. Il s'intéressa aussi aux philosophies orientales, en particulier au bouddhisme.

Sa philosophie volontiers comparée à celle Heidegger. En effet, les deux hommes ont tâché d'explorer le sens de l'être (Sein) et de l'existence (Dasein).


NEUROLOGIE CONTEMPORAINE :

- EEG : (Electro-encéphalographie) : Méthode d'exploration cérébrale qui mesure l'activité électrique du cerveau par des électrodes placées sur le cuir chevelu souvent représentée sous la forme d'un tracé appelé électro-encéphalogramme.

On observe 5 phénomènes dont le rythme alpha, beta,….


- Vigilance : En philosophie, Certains courants spirituels et philosophiques appellent vigilance l'état d'attention non dirigée (voir méditation). À l'inverse de l'acception du domaine de la psychologie, cette attention n'est pas concentrée sur une tâche ou un objet, mais "ouverte" sur l'ensemble du champ perceptif, aussi bien externe qu'interne (environnement visuel, auditif, respiration, douleurs, démangeaisons, etc...). Le sujet est ainsi réceptif à la totalité de son environnement.

Tonus : L'estimation du tonus musculaire fait classiquement partie de l'examen neurologique. Il est défini comme la résistance ressentie par l'examinateur qui mobilise passivement un segment de membre du patient.


- Réflexes : Le cycle nerveux s'accomplit fonctionnant selon un principe de rétroaction. C'est-à-dire «qu'à un phénomène extérieur d'impression, succède un phénomène intérieur de sensation, qui suscite un nouveau phénomène extérieur de reprise à l'impression (action réflexe), lui même, suivi d'un nouveau phénomène de sensation, qui enregistre, intègre la réponse accomplie». (Précis de Physiologie - H. Hermann - J.F. Cier - Edition Masson).

Ce mode de fonctionnement confère, à l'être humain son individualité qui s'exprime par la conscience, la mémoire, l'instinct et l'intelligence. La conscience, nous ne la saisissons qu'en nous-même. Elle nous permet de distinguer notre moi de ce qui l'entoure, c'est-à-dire les sensations imprécises provenant de nos organes, de tout ce qui nous assaille de l'extérieur dans sa composition, sa forme, son déplacement, ses qualités. Elle se distingue de l'intelligence parce qu'elle est faite d'actualité. Elle procure le sentiment du présent et éclaire les opérations intérieures de l'esprit, du psychisme.


- Schéma corporel : En 1911 : Pour Head(neurologue anglais), le cerveau contiendrait un modèle interne représentatif des caractéristiques et grandeurs biomécaniques du corps qui nous permettrait notamment de situer notre corps dans l'espace, défini par ses coordonnées spatiales, d'avoir une représentation topographique de notre corps et partie du corps (voir la notion de proprioception), sans laquelle nous ne pourrions d'ailleurs pas nous mouvoir…..

Françoise Dolto mentionne une image inconsciente du corps : il s'agit dans un premier temps d'une notion de personnalité….


- Système Réticulaire : Parfois appelée le 3ème cerveau, son rôle est non seulement de maintenir le niveau de vigilance, mais d'assurer aux structures une excitabilité optimale, selon les différentes actions à accomplir. La formation réticulaire est formée d'un enchevêtrement de substances grise et blanche, sans délimitation précise. Elle se situe entre les voies de la sensibilité et les voies du mouvement et s'étend de la moelle jusqu'au cortex.

La formation réticulaire est donc un agent harmonisateur, équilibrant les différents systèmes de notre organisme : - veille et sommeil - organisation motrice - régulation sensitive et sensorielle - régulation du système nerveux neurovégétatif.

Les méthodes sophroniques abaissant le tonus musculaire contribuent à rendre optimale son activité. A l'heure actuelle, la formation réticulée est continuellement sollicitée pour lutter contre des troubles dus à de nombreuses stimulations tels les bruits par exemple. Ces troubles sont nombreux et vont du surmenage à l'insomnie, en passant par différents types de fatigues.

Les techniques sophroniques permettent à chacun de nous de contrôler notre vigilance par l'intermédiaire de cette activation ou désactivation de la formation réticulée. Elles favorisent, donc, une harmonisation sur le plan de la personnalité et un meilleur équilibre.


- Anatomie SNC : Le système nerveux central constitué de l'encéphale et de la moelle spinale. Il est enfermé dans le crâne et dans le canal vertébral de la colonne vertébrale, et se compose de tissu nerveux (neurones), glial et vasculaire. Il est entouré par les méninges.


L’ORIENT :

- Yoga (Inde) : Le terme yoga est communément utilisé aujourd'hui pour désigner le hatha-yoga, même si cette discipline n'en est qu'une branche.

Le yoga s'est lentement élaboré en s'imprégnant et en imprégnant ce qui l'entourait. Le yoga est avant tout une réalisation pratique (sādhana) obtenue par une ascèse engageant toutes les forces du corps et de l'esprit.

L’épouse du Pfr A. Caycedo pratique le Yoga et bientôt, lui-même s’intéresse aux états modifiés de conscience induits par cette technique.

De retour de voyage, il utilise ses connaissances du Yoga pour le 1er Degré de la méthode de sophrologie.


- Bouddhisme (Tibet) : Le bouddhisme tibétain est la forme de bouddhisme qui s'est développée à partir du VIIè siècle au Tibet et se pratique actuellement en Chine

Dans le bouddhisme vajrayana (véhicule de diamant), le but est de devenir un bodhisattva qui signifie « être promis à l'Éveil ». Ayant atteint l'éveil, le bodhisattva n'entre pas en nirvāna mais reste dans le samsara, afin d'aider tous les êtres à se libérer de la souffrance. C'est une démarche de libération collective, au contraire du hīnayāna où l'on recherche la libération pour soi-même principalement.

Pendant plus de mille ans, la culture bouddhiste s'est épanouie au Tibet, où elle fut le fondement même de la société toute entière. Moines et nonnes représentaient un quart de la population, chiffre probablement sans précédent dans l'histoire humaine. La pratique spirituelle y était incontestablement le but principal de l'existence, et les laïcs eux-mêmes – hommes et femmes, nomades, paysans ou marchands – considéraient que leurs activités quotidiennes, si nécessaires qu'elles fussent, étaient d'importance secondaire par rapport à la vie spirituelle.

Cet engagement si total dans la pratique spirituelle était certainement favorisé par la méthode très pragmatique qu'offre le bouddhisme pour devenir meilleur, en montrant clairement comment on crée soi-même le bonheur ou la souffrance.

Le Pfr Caycedo utilise ses connaissances du Bouddhisme pour le 2e Degré de la méthode de sophrologie.


- Zen (Japon) : La calligraphie de l’Enso (jap., Cercle) symbolise dans le Bouddhisme zen la vacuité, ou la pratique et l’éveil qui sans cesse se renouvellent (dokan, anneau de la Voie).

Le zen est une branche de bouddhisme mahāyāna qui insiste sur la méditation (dhyāna) à partir de la posture assise dite de zazen.

Zazen peut permettre de parvenir à l'éveil (satori) : la pratique elle-même est réalisation; pratique et éveil sont comme la paume et le dos de la main. Il suffit de s’asseoir immobile et silencieux pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha. Néanmoins, selon le bouddhisme zen, même l'éveil ne saurait être un but en soi. Zazen doit être sans but, il aide à la connaissance de soi même et à la découverte de sa vraie nature.

Affirme que chacun possède en soi ce qu'il faut pour atteindre l'illumination.

Considère selon certains que la seule réalité de l'univers est celle de la conscience ; il n'y a donc rien d'autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée.

Le Pfr Caycedo utilise ses connaissances du zen pour le 3e Degré de la sophrologie.

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